Intéressant article dans « Courrier International » du 15 mars sur l’exploitation des puces RFID au Japon. Depuis le 8 février, la chaîne de superettes Family Mart teste sur 2 magasins une étiquette RFID sur plus de 800 produits. Ces étiquettes permettent d’optimiser le passage en caisse mais aussi de tester un nouveau mode d’achat : « Sur l’écran d’un téléphone mobile spécial, ils peuvent lire les informations stockées dans l’étiquette radio, comme la liste des ingrédients ou le prix du produit. Ils peuvent aussi effectuer leur règlement directement via le portable ».
Plus intéressant : Odakyu Electric Railway, Hitachi et l’université Rikkyo ont développé un système qui offre aux clients des informations sur des produits susceptibles de les intéresser par l’intermédiaire d’écrans disposés dans les rayons. Le dispositif est actuellement testé dans la chaîne Odakyu OX. « Le consortium a distribué à 500 personnes une carte à puce dans laquelle elles devaient enregistrer des données sur leur degré de sensibilité aux questions touchant la santé, à l’environnement, aux prix et à la fraicheur des aliments. Il suffit ensuite au client, à l’entrée du magasin, de passer sa carte sur un lecteur pour avoir une présentation d’articles correspondant potentiellement à ses attentes…La proportion des clients qui ont effectivement acheté les articles proposés s’élève 36 % pour les œufs et le jambon, et à 55 % pour le tofu. »
Autre application intéressante en librairie. Depuis le 7 février, les librairies Yurindo et Junkudo étudient à l’aide de puces RFID le comportement des clients à l’intérieur du magasin : « sur un présentoir installé près de l’entrée du magasin, les libraires ont disposé une vingtaine d’ouvrages dans lesquels a été placée une étiquette radio en forme de marque-page. En analysant le comportement des clients ayant pris en main l’un des livres, ils étudient la corrélation entre le lieu d’exposition d’un ouvrage, le nombre de fois où il a été consulté et le nombre d’exemplaires vendus. »
Ces tests montrent l’intérêt des enseignes pour une exploitation marketing des étiquettes RFID. Reste à savoir si les consommateurs accepteront ces dispositifs plus ou moins intrusifs. C’est tout l’enjeu de l’étude « Le baromètre de l’intrusion » !
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